LUNDI 11 SEPTEMBRE 2006
IMA France organise un petit-déjeuner débat
de 8h00 à 9h45 - accueil à 7h45
au WESTIN Paris - 3 rue de Castiglione - 75001 Paris
Conférenciers :
Stephen L. Dreyfuss
Hellring Lindeman Goldstein & Siegal LLP
Avocat aux barreaux de New York, New Jersey et Washington DC
Ancien substitut du procureur de la ville de New York
Stéphane Bonifassi
Lebray & Associés
Avocat au barreau de Paris
Ancien Secrétaire de la conférence
Aux Etats-Unis, la loi Sarbanes-Oxley impose aux entreprises cotées et à leurs filiales étrangères de mettre en place un système de dénonciation anonyme des fraudes comptables et financières par les salariés. Une telle démarche s’inscrit dans une tradition de protection des « whistleblowers », qui reflète parfaitement la conception américaine de l’entreprise.
En France, il existe un rejet moral du « whistleblowing », assimilé à la délation, dont on trouve la trace en jurisprudence dans certaines décisions de la CNIL, même si celle-ci semble avoir fait machine arrière. L’instauration d’un tel système est donc délicate, même si la tendance à l’extension de ce type de dispositif se confirme avec l’introduction dans la réglementation de mécanismes d’alerte éthique pour les établissements de crédits et les entreprises d’investissement, largement inspirés de la pratique américaine.
Face à ces tergiversations, Maître Stephen L. Dreyfuss, spécialiste américain des contentieux franco-américains et du droit pénal des affaires, et Maître Stéphane Bonifassi, qui a pour activité dominante le droit pénal des affaires pour des clients étrangers, nous donneront leur analyse de la démarche américaine et des résultats auxquels elle a permis d’aboutir. Ils tireront parti de l’expérience acquise aux Etats-Unis, pour apprécier si la direction prise par la France sur cette question est cohérente et efficace.
